Présentation

agir-pour-laville

Pseudo: Meziane AbdellahCatégorie: SociétéDescription:
C'est parce qu'il est temps de changer le cap de la médiocrité et de donner un meilleur cadre de vie à nos citoyens,au sein de nos milieux urabains,qu'il faut que nos responsables locaux sachent mieux gérer nos agglomération par nos soutients intélectuels
Recommander ce blog
Mardi 05 Août 2008

La part de l’enveloppe budgétaire de l’année 2008 du programme présidentiel pour le développement de l’amélioration urbaine  seulement pour la wilaya de Bouira est,  selon le directeur de l’urbanisme et de la construction,  de plus de 380 milliards de centimes.  Si l’Algérie possède 48 wilayas, durant seulement l’année 2007, l’Etat algérien leurs a réservé plus de cent milliards de dinars afin de faire traduire sur le terrain de nos milieux urbains, une amélioration urbaine où il y aura plus de propreté et d’attrait paysager des villes modernes.

Les travaux de 12 opérations sur les 17 inscrites au titre du programme quinquennal 2005-2009 pour l’aménagement urbain et la promotion du cadre de vie des communes de la wilaya de Naama ont été achevés, selon le directeur de l’habitat et de l’urbanisme. Ces opérations, pour lesquelles un montant de 4,5 milliards de dinars a été alloué, sont destinées à l’extension et la rénovation des réseaux d’assainissement, la voirie, l’éclairage public, les trottoirs, le désenclavement des quartiers défavorisés et l’aménagement des espaces verts à travers les 12 collectivités locales de la wilaya, alors parmi les projets concrétisés et inscrits en 2005, figurent l’aménagement de six sites (60 millions de DA), alors qu’en 2006 il a été concrétisé trois autres actions sur les cinq inscrites pour un montant de 120millions de DA,  touchant six quartiers donc 8 opérations sur un total de 14, inscrites en 2007, où 120 millions de DA ont été achevées.

Malgré que durant ces dernières années, pour faire avancer l’amélioration urbaine de nos villes et villages, l’argent de l’Etat coule à flots au sein des directions des wilayas,  puisque même le président de la République y a consacré des discours et que depuis déjà deux ans une loi d’orientation de l’amélioration urbaine y a été  adoptée, sur le terrain de nos milieux urbains rien de concret n’a été réalisé réellement pour montrer les signes d’une vraie réussite d’un projet d’amélioration urbaine et cela malgré les colossaux budgets qui ont été normalement consumés, selon les dires des directeurs concernés. On visitant seulement les chefs lieux des wilayas de Bouira ou de Naama, à l’instar des nos autres agglomérations, nous constatons que ces villes sont toujours sales et leurs gestions continuent toujours à ce détériorer au point que l’ensemble de nos milieux urbains agonisent par faute d’incompétence de ces pouvoirs publics, à commencer par les walis et les chefs de Daïra, qui ne font rien pour y remédier à ce problème cruciale de la vie quotidienne de nos citoyens, au point que tout visiteur étranger de nos agglomérations est frappé par le degré d’insalubrité jamais égalé au niveau de nos différentes agglomérations et cela malgré qu’il existe une volonté politique de relance du tourisme en Algérie, afin de faire la concurrence à nos voisins méditerranéens et aboutir à la promotion de la politique touristique en Algérie, dans un but d’assurer un meilleur avenir à nos milieux urbains et à nos générations futures.  

 

Selon les normes internationales exigées par l’Organisation Mondiale de la Santé, chaque habitant d’un milieu urbain doit avoir une couverture végétale de dix m², mais si actuellement chez nous  même les citadins de notre capitale ne dispose que d’un m²/habitant, ce n’est que parce qu’au moment où certaines villes modernes réussissent  à  atteindre même les 40 m²/habitant, comme Londres et Amsterdam , il ne reste qu’un seul mâle Cycas dans tout le fameux Jardin d’Essais d’Alger et qu’au parc de Galland, les Cycas ont totalement disparu car ils ont été arraché sans ménagement aucun pour disparaître quelque part dans la nature,  puisque dans la lignée des végétaux les Cycas font partie des végétaux les plus chers en Algérie car même ceux qui sont de toute petite taille, leur prix avoisine les 30 000 DA et que ceux qui ont été volés, peuvent être vendus par leurs ravisseurs entre 200 000 et 250 000 DA,  puisqu’ils sont de l’époque où le parc a été ouvert en 1915 par Charles Galland. Si nos agglomérations suffoquent dans la pollution et manque d’espaces verts ce n’est que parce que aujourd’hui, ni  les autorités locales,  ni les citadins ne se soucient plus de leur cadre de vie pour veiller à la préservation des espaces verts publics, comme l’a prouvé le cas du jardin de la Palestine de la ville de Lakhdaria, où le 27 janvier 2008 sous les yeux des hautes autorités de la ville et des citoyens de la villes, plus d’une centaine d’arbres et arbustes ont été arrachés avec un age de plus de trente ans  et cela malgré que la loi de gestion et de protection des espaces verts a été adoptée le 13 Mai 2007, car ce qui importe le plus pour l’Algérien d’aujourd’hui, c’est qu’ils puissent encore faire de l’argent au détriment des autres puisque même au sein de son propre jardin, il n’a plus la patience de voir pousser les végétaux au fil des saisons.

 

Aujourd’hui, en terme de projet d’amélioration urbaine, chacune de nos wilayas est capable de nous montrer son propre schéma directeur, qui montrent des milieux urbains avec des dizaines de jets d’eau et autres espaces verts ainsi que des trottoirs aménagés à l’européenne, mais si ces projets de présentation ne sont souvent que du matériel stocké sans une réalité sur le terrain, ce n’est que pour être présenté aux hautes autorités de l’Etat lors de leurs visites au sein de ces wilayas,  puisque leurs exécutions ne dépasse jamais ce stade car c’est toujours les mêmes schémas qui sont présentés aux différentes autorités et cela depuis plusieurs années, ce qui explique une des raisons pourquoi depuis quelques années nos milieux urbains n’ont pas changé d’un iota. Depuis quelques années, certains architectes paysagistes algériens n’arrêtent pas de faire des analyses, affinent leurs diagnostics sur la situation de la politique d'amélioration urbaine en Algérie, tout en  proposant des solutions pour la résolution de ces différents problèmes de gestion des milieux urbains, mais si aucune initiative n’a vraiment réussi à débouché sur des actions concrètes de terrain au sein de nos différentes agglomérations, ce n’est que parce que les forces intellectuelles algériennes intervenant dans le processus de l'amélioration urbaine de notre pays,  n’arrivent pas à faire une alliance de leurs réflexions même si beaucoup de ces spécialistes en amélioration urbaine et des aménagements paysagers sont conscients que nos milieux urbains méritent mieux de ce qu’ils sont aujourd’hui, puisque l’impact de leurs réflexions sur l’évolution des aménagements paysagers des milieux urbains et de l'amélioration du cadre de vie de nos citoyens demeurent insignifiantes devant les agissements d’ingratitude de nos autorités locales et de nos politiques parce que au moins deux raisons majeures peuvent apporter une explication sur cette incapacité d’agir contre un système d'amélioration urbaine ancré dans le paysage politique depuis presque cinquante années,  afin  d’influer et de peser dans le processus décisionnel, dans le cadre de l’amélioration de nos milieux urbains en Algérie.  La première raison est due au comportement de la majorité de ses spécialistes puisqu’ils manifestent une absence totale d’une vision stratégique commune, comme  une démarche à suivre pour avoir une sorte de « compromis historique en amélioration urbaine» et  qui laisse de côté les clivages idéologiques pour se détourner du seul objectif stratégique, qui est de participer activement dans les projets d'amélioration urbaine à but politique, afin de se rapprocher des  hautes autorités locales dans le but de faire fonctionner leurs entreprises pour s'installer dans le système actuel du marché public grâce aux pratiques d’influences et sortir leurs propres économies de la déroute financière grâce à la concurrence déloyale. La deuxième raison est que si dans les pays développés comme le Canada, les Etats Unies, l’Australie et l’Angleterre, l'architecte paysagiste a son propre statut pour y travailler et qu’au sein des autres pays développés qui n’ont pas encore reconnu ce statut primordial, l’architecte paysagiste est considéré comme l'ambulancier de l'urbanisme moderne car sa position dans l’amélioration urbaine est forte et influente. En Algérie malgré le peu d’architectes paysagistes existants sur le territoire nationale, chacun de ces spécialistes en architecture du paysage réfléchi à son propre statut financier tout en continuant à se mélanger avec les faiseurs de jardins disparates, au lieu d’œuvre vers un regroupement associatif pour pouvoir mener un combat collectif afin d’exiger aux politiques la création d’une école de formation d’architectes paysagistes et l’instauration d’un statut pour la reconnaissance, en Algérie, de l’architecture du paysage comme modèle d’intégration du concept paysager dans la politique d’amélioration urbaine  algérienne, à l’instar des avantages que possèdent déjà les architectes en bâtiment et les urbanistes algériens.

 

Dans notre pays, le peu d’architectes et ingénieurs paysagistes algériens, qui exercent sur le terrain des collectivités locales, se sentent tellement exclus par rapport aux architectes et aux urbanistes, qu’ils  ont opté, même souvent volontairement, pour l’indifférence face à ce que font nos décideurs dans les projets d'amélioration urbaine et de l'amélioration du cadre de vie des citoyens puisque même si certains ont  opté pour des actions individuelles pour combattre l’indifférence de nos autorités locales dans leur logique des projets paysagers d’amélioration urbaine et la reconnaissance du métier de l’architecture du paysage en Algérie. Face aux autorités politiques de notre pays,  ces actions restent souvent sans aucun effet sur l’évolution de l’intégration des architectes paysagistes dans le processus d'amélioration urbaine de notre pays et cela malgré les différentes félicitations internationales pour un travail exemplaire réalisé au sein de la nouvelle ville de Ain Témouchent parce que le travail des uns a été caché par les actions des autres qui su trouver les meilleures méthodes individualistes pour s’intégrer dans le système par le biais d'associations ou d’entreprises de grandes envergures sur le thème des jardins d'Algérie, tout en oeuvrant  de l'étranger dans un but chimérique de soit disant pousser le système à se réformer de l’intérieur,  avec une intention d’opportunisme pour se dissoudre pleinement et complètement dans le moule réservé par le système aux architectes en général.

 

Cette dispersion et l’absence d’une position fédératrice pour des actions communes de la part de nos architectes paysagistes, bénéficient avant tout au système local en place, qui malgré un combat mené par certains spécialistes suite à une série d’actions à travers des débats et des réflexions, continu à gérer l'amélioration du cadre de vie de nos citoyens au sein de nos milieux urbains  avec des méthodes qui continuent à privilégier les bureaux d’études en architecture pour la restauration et la réalisation des projets d’espaces verts dans le cadre du programme nationale d’amélioration urbaine. Ce qui a rendu les architectes paysagistes  algériens incapables d’influer sur les décisions des autorités compétentes locales en amélioration urbaine et de retrouver leur place dans le cercle des maîtres d’œuvre pour contrer la maîtrise d’ouvrage, c’est parce depuis les années quatre-vingt, les responsables de la maîtrise d’ouvrage, en Algérie, sont devenus conscients que le danger de remise en cause de leurs projets urbains réalisés en milieux urbains par des entreprises collaboratrices à leurs propres économies, ne peut venir que de cette tranche de la société intellectuelle des spécialistes en amélioration urbaine comme les architectes paysagistes, puisque leurs affaires peuvent être fructueuses si le borne reste Roi au pays des aveugles et cela parce que nos responsables de la politique d'amélioration urbaine ont mis en place une trappe entretenue pour faire croire aux spécialistes de l'amélioration urbaine, que des mesures s’élaborent à leur profit dans le domaine d'amélioration du cadre de vie de nos citoyens au sein de nos milieux urbains, tout en les  maintenant ainsi en permanence en attente d’un quelque espoir d’un projet paysager concret, parce que pour certain architectes paysagistes, réagir contre cette manière de gérer un programme national d'amélioration urbaine  ne peut que mener à une incertitude et une perte d’un espoir de continuer à travailler et d’avoir le minimum de projets d'aménagements d’espaces verts à réaliser afin d’arrondir ses fin de mois.

 

Par cause de cette réflexion individualiste et orientée vers le sens contraire du combat noble, ce sont certes les citoyens qui payent le prix de la démarche actuelle d'amélioration urbaine, mais vu l'état de déliquescences de nos milieux urbains, c'est bien l'Algérie qui en paye le grand tribut car tous les indicateurs utilisés pour apprécier la situation d’un pays classent l’Algérie au delà de la 90e place et notre capitale se compte déjà parmi les villes les plus sale du monde car déjà beaucoup de pays Arabes et Africains, avec des moyens financiers loin des nôtres, arrivent et réussissent à améliorer leur situation d'amélioration urbaine ainsi que le cadre de vie de leurs citoyens car ils ont su s’intégrer dans la mondialisation de l'architecture du paysage,  en tant que système d'amélioration urbaine actif au sein d’un processus de gagnant  sans être une victime des clivages individualistes des élus locaux et des architectes ou ingénieurs paysagistes égoïstes. Parce que ce sont bien les vrais patriotes  spécialisés en amélioration urbaine et en particulier les architectes paysagistes, qui ont la grande responsabilité envers la réussite du cadre de vie des citoyens puisqu’il est impératif aujourd’hui en Algérie, que les autorités locales, par le biais des architectes paysagistes ainsi que les spécialistes en amélioration urbaine, puissent changent de démarche de réflexion et de travail car jusqu’à maintenant les réactions individuelles et ponctuelles n’ont pas encore conduit à des révolutions et seuls le travail de réflexion commun et une stratégie à moyen et long termes pourra permettre à nos compétences en amélioration urbaine de reprendre leur place dans le développement des milieux urbains de notre pays, tout en  agissant en toute indépendance pour l’intérêt de leurs citoyens afin que l’évolution de ce nouveau métier de l’architecture du paysage ne restera pas toujours embryonnaire en Algérie.

 

Les données de la situation du cadre de vie de nos citoyens au sein de nos milieux urbains confirment que nos agglomérations sont vraiment au bord de l’asphyxie comme l'a déjà dénoncé le président de la république devant les cadres de l'état, ce qui implique que notre pays est loin de pouvoir frapper à la porte des nations émergents ou en transition dans le domaine du cadre de vie des citoyens et de l'amélioration urbaine car le système actuel de gestion des projets urbains qui gère le passage de nos agglomérations de milieux urbains moches à des villes agréables, possède toujours le même esprit, les mêmes idées ainsi que les mêmes outils et démarches qui ont été utilisés déjà durant les années du bricolage, qui ont suivi la proclamation de l’indépendance algérienne et qui a  déjà conduit notre pays  à un échec réel et flagrant  que nous sommes en train de vivre aujourd’hui. Grâce aux architectes paysagistes et aux spécialistes en amélioration urbaine qui jouissent d’une compétence reconnue en Algérie et  obtenue pour maintenant à l'étranger, ainsi que d’une intégrité admise par tous, l’Algérie pourra vraiment constituer autour d’eux des groupes ou des associations de spécialistes en amélioration urbaine pour devenir grâce à leur crédibilité et leurs compétences,  des facteurs ou des moteurs de changement qualitatif progressif de nos futurs milieux urbains car la création d’une telle dynamique est dans la limite du possible et  vraiment souhaitable puisque elle est la seule alternative possible en Algérie, pour que les mentalités et les visions de nos responsables locaux  et de nos citoyens ainsi que de nos décideurs des programmes d’amélioration urbaine puissent enfin s’orienter vers le bon sens, afin que nos milieux urbains puissent nous fournir un meilleur cadre de vie. 

 

La composante actuelle du travail des architectes paysagistes exerçant en Algérie, dans un but officiel de faire améliorer le paysage urbain de notre pays, ne montre aucun indice d’espoir pour un réel changement des méthodes actuelles de gestion de l’amélioration urbaine, puisque jusqu’à maintenant la démarche individualiste des architectes paysagistes algériens n’a fait que de donner plus de moyens d’intervention pour les faiseurs de jardins disparates, au point qu’ils se proclament des paysagistes et se prétendent comme les vrais spécialistes en aménagements paysagers dans le but d’agir et d’intervenir dans le cadre d’amélioration urbaine et du cadre de vie des citoyens algériens,  sans qu’ils soient vraiment diplômés en architecture du paysage. Parce que le nombre des architectes paysagistes en Algérie se compte sur les doigts des mains,  qu’il est primordiale que les architectes paysagistes algériens se rapprochent et s’associer avec leurs collègues maghrébins afin de défendre leur statut commun d’architecte paysagiste et d’agir comme une seule entité au niveau de tout les pays maghrébins, dans le cadre de l’idée du grand Maghreb, tout en exploitant l’occasion ressente où en Janvier 2008,  il a été autorisé par la section Afrique et Moyen Orient de la Fédération International des Architectes Paysagiste (IFLA) de créer de la première association international arabe pour les architectes paysagistes dont le siège est à Dubaï et qui est porte le nom de la « Greening Association for Landscape Architecture » (GALA).

 

Suite à la domination de la civilisation Romaine et l’avènement de la civilisation musulmane,  les ancêtres des maghrébins se sont retrouvés sur leur terre en face de la tâche difficile de construire la ville et son jardin malgré qu’ils n’étaient pas destinés à cette nouvelle fonction pour y faire une tradition ancestrale et devenir la matrice du concept des aménagements paysagers en milieux urbains. Aujourd’hui, les maghrébins ne leur reste de cette exploit historique que le réflexe des nomades et la destruction des guerriers berbères puisque leurs zones urbaines sur l’ensemble du territoire maghrébin, ont des espaces verts qui sont au bord de la décadence et que la croissance urbanistique continu à se disloquer de jour en jour, au point que les murets se fissurent et les carrelages se brisent, même si en théorie les urbanistes et les architectes n’ont pas cessé de travailler, pour gérer ces zones urbaines et leurs aménagements d’espaces verts depuis que le grand père est partie et le petit fils a repris son héritage. Anticiper le paysage des milieux urbains maghrébins, tout en anticipant le cadre de vie de leurs citadins est devenu une nécessité primordiale pour les agglomérations de ces pays pour que leurs habitants puissent enfin vivre avec une grande conscience civique envers leurs cadres de vie et la conservation de leurs paysages urbains avec des espaces verts, tout en continuant à anticiper la tradition ancestrale de leurs ancêtres car même si les acteurs actuels dans le domaine de l’amélioration urbaine sont multiples, à l’exception de quelques cas rares au Maroc et en Tunisie, on se tourne rarement vers les architectes paysagistes car les autorités locales de ces pays persistent toujours à les appeler « Jardiniers » tout court. La réussite de l’anticipation du paysage urbain maghrébins ne peut être totale que par l’unification de l’ensemble des architectes paysagistes maghrébins dans une association des architectes paysagistes annexée car la réintégration de cette branche de spécialistes en amélioration urbaine dans le concert des vrais spécialistes en architecture du paysage afin de réussir des aménagements urbains au sein des pays maghrébins, ne peut être réalisé que par une prise de  conscience de la part de nos autorités politiques des différents exemples des réussites urbaines grâce aux savoir-faire des architectes paysagistes comme celui qui a été réalisé, en un laps de temps record, par la grande expérience de ces dernières années à la ville de Barcelone,  puisqu’elle a su trouver le chemin de son renouvellement paysager et de sa croissance urbaine grâce à l’intégration des architectes paysagistes dans son projet d’amélioration urbaine après avoir connue la sinistrose au point de devenir un modèle même pour la ville du Québec et pourtant elle est sous les mêmes conditions climatiques que ceux de nos agglomérations maghrébines.

 

 

Comme l’aménagement paysager des milieux urbains est l’organisation globale et concertée de la ville, qui en premier lieu destinée à satisfaire les besoins des populations en réalisant des équipements adaptés et en valorisant les ressources naturelles et du patrimoine historique, la notion de l’architecture du paysage, dans le cadre de la croissance urbaine des pays maghrébins ne pourra être instaurée qu’avec un dialogue entre l’ensemble des architectes paysagistes maghrébins et les différentes autorités centrales et locales de l’ensemble de ces pays, tout en acceptant à intégrer l’ensemble de la société civile afin que la réussir du paysage urbain des différentes agglomérations des pays maghrébins soit totale. Anticiper le paysage urbain maghrébin tout en le façonnant avec un vocabulaire urbanistique ne peut être que le fruit d’un travail acharné de la constitution d’une équipe de spécialistes en architecture du paysage et installée au sein des différents pays maghrébins, puisque unis par le même devoir de mener par un savoir-faire d’architectes paysagistes afin d’améliorer le cadre de vie des citadins aux sein des différents milieux urbains maghrébins. Puisque les bases de création des nouveaux paysages urbains modernes, qui ne sont tenues que par les normes modernes de l’architecture du paysage, sont en général ignorés au sein des différentes agglomérations maghrébines, les limites d’anticipation des architectes paysagistes dans les différentes politiques d’amélioration urbaine resteront encore mal exploités par les autorités locales maghrébines, là où les pensées architecturales, urbanistiques sont défaillantes.

 

Il est aujourd’hui nécessaire de mettre en place cette nouvelle stratégie globale pour la réussite des aménagements paysagers de nos milieux urbains au sein du grand Maghreb et cela en sachant exploiter le peu des architectes paysagistes encore existants sur le terrain grâce à la création d’une entité d’unification et en ouvrant par la voie au transfert des savoir-faire au sein des instituts ou des écoles de formations des futurs spécialistes maghrébins en architecture du paysage, une collaboration avec les spécialistes en architecture du paysage des pays de la rive nord méditerranéenne et des pays francophones à travers le monde comme ceux du Québec, de la Belgique et de la Suisse afin que dans un avenir proche nos pays maghrébins puissent enfin aboutir à la réussite de l’utilisation de façon plus efficiente de leurs espaces urbains au sein de leurs milieux urbains, tout en donnant une meilleure croissance paysagère à leurs agglomérations car pour la réussite de cette urbanisation moderne des zones urbaines maghrébines, il n’existe pas en la matière de solutions définitives mais une compréhension de la cellule des architectes paysagistes maghrébins, par leurs responsables politiques afin de leurs permettre de concevoir et d’apprécier le projet paysager urbain de façon plus éclairée, tout en s’attachant  à recevoir un patrimoine et à le transmettre en l’améliorant de façon à ce qu’il bénéficie pour les citadins de l’ensemble des zones urbaines maghrébines et cela grâce à la mise en place sur l’ensemble de ces pays,  d’une nouvelle stratégie de gestion du paysage urbain car maintenant, il  s’avère nécessaire  pour les pays maghrébins de faire faciliter la mobilisation des moyens adéquats afin que la réussite de l’amélioration urbaine et du paysage urbain soient d’autant mieux défendu par une majorité de la population qui  y habite et qui aspire à un meilleur cadre de vie au sein de leurs agglomérations, car en ce moment, chacune de nos agglomérations disposera, pour longtemps, des aménagements paysagers ou on trouvera des trottoirs aménagés, des routes maîtrisés,  au moins un jardin public ou un jardin de détente et de loisir munis avec des terrains de sport et de jeux pour enfants à proximité de  chaque cité ou zone d’habitation et cela parce que l’architecte paysagiste maghrébin saura aimer son métier et cherchera beaucoup plus à le servir qu’à se servir de lui,  afin de s’imposer face au paradoxe actuel de la politique d’amélioration urbaine au sein de l’ensemble des pays maghrébins.

publié par Meziane Abdellah dans: agir-pour-laville
Mardi 05 Août 2008

Les ingénieurs de l’Agence Nationale de protection de la Nature, ont la certitude que les rejets de saumure, de la nouvelle station de dessalement de la ville d’Alger, pourraient constituer une menace de pollution pour le jardin d’essais du Hamma car ces rejets risquent d’affecter à brève échéance la nappe phréatique du jardin et par-là même les plantes acclimatées, dont plus de 600 espèces ont déjà disparu depuis sa création.

 

Aux différents travaux, qui ont réduit  l’espace de ce premier jardin d’acclimatation algérien tout au long du XXe siècle, s’est ajoutée cette nouvelle usine qui obstruera la perspective du Jardin d’essais du Hamma, surtout du côté ouest car cette usine de dessalement produira quelque 200 000 m3/jour d’eau et ne fera que dégrader encore plus la situation de cet unique et merveilleux jardin botanique, que les algérois considèrent comme leur parc urbain de détente car ce jardin restera à jamais comme le symbole de la modernité de la ville d’Alger puisque sa réalisation qui a débuté en 1832, est venue nous rappeler la logique de faire canaliser les penchants d’Aragon afin que des parcs urbains et des espaces verts soient créés au sein des agglomérations urbaines, car il écrivait dans son livre « le paysan de Paris »,  que « tout le bizarre de l’homme, et ce qu’il y a en lui de vagabond, et d’égaré, sans doute pourrait-il tenir dans ces deux syllabes : jardin ».

 

Quatre facteurs dominants expliquent l'apparition des espaces verts au sein des milieux urbains. Le premier repose sur une opinion fort répandue sur le citadin, qui en s'éloignant de la nature, subit des torts aux plan physiques, psychologique et moral alors que les espaces verts apparaissaient comme les parfaits antidotes à ce malaise urbain. Le deuxième facteur, inspiré de la popularité grandissante d’une philosophie mal intégrée de l'amélioration des milieux urbains appelée « le mouvement de la belle ville », encourageait les travaux d'embellissement de la ville dont les grands centres municipaux, les magnifiques paysages urbains et les parcs urbains. Le troisième facteur met l'emphase sur les avantages économiques des parcs urbains et sert à la promotion agressive pour les cités et les villes car les espaces verts augmentent la valeur des propriétés adjacentes et sont vantés par les agences immobilières comme étant la preuve d'un quartier prospère ou d'une collectivité « soucieuse » du bien-être de ses résidents. Par contre le quatrième facteur vient pour montrer l’utilité de l’intégration du métier de l’architecture du paysage dans les disciplines d’aménagements urbains et de prouver que l’architecture du paysage est au même niveau que l’architecture et l’urbanisme puisque les aménagements des espaces verts en milieu urbain ont fortement influencé l'essor des parcs urbains et cela grâce à une planification unifiée où les paysages naturels sont évoqués au sein même des milieux urbains.

 

 

En général, la création des parcs urbain, par les architectes paysagistes, vient pour contenter l’instinct de liberté des citadins bridé par le cadre urbain car ces espaces offrent une porte ouverte sur la nature en plein milieu urbain et la dompte et l’apprivoise, tout en l’organisant pour la représenter magnifiquement au sein de ces espaces de détente, qui sont devenus célèbres au fil du temps à travers les grandes métropoles du monde. Si aujourd’hui les parcs urbains expriment une ode à la supériorité de l’homme sur le règne végétal, jusqu’au 1789, les quelques espaces verts qui existaient en Europe étaient réservés exclusivement à la seule aristocratie, mais c’est grâce à la révolution Française que ces espaces verts furent ouverts pour la première fois à l’ensemble de la population, afin qu’ils puissent accéder enfin à ces petits paradis reconstitués que jadis étaient interdits au public. Si à travers les civilisations depuis Babylone jusqu’à celle qui a hérité les grands progrès des espaces verts avec ses vastes parcs en Perse et en Inde, les seuls espaces verts urbains qui étaient en permanence à la disposition des citadins, sans distinction de rang social, étaient bien ceux qui  existaient au sein des cimetières puisque dans ces espaces que les populations venaient pour se recueillir et profiter de la verdure autours des tombes, afin de se rencontrer et de se reposer loin de la laideur des murs sales par la fumée du charbon et du vacarme de la ville. 

Le succès des parcs urbains que nous connaissons aujourd’hui à travers les grandes métropoles du monde occidental, ne pouvait y exister sans la lumineuse initiative qu’a eu  en France le préfet  Rambuteau,  lorsqu’il a fait introduire les bancs dans les jardins publics pour que les citadins puissent mieux se reposer au sein des espaces verts, ainsi que de l’introduction des kiosques et d’autres équipements suite aux initiatives qui ont été prises au temps de Haussmann et d’Alphand, afin de permettre aux citadins de pouvoir se flâner et se distraire tout en s’appropriant des espaces verts puisque grâce à ces initiatives, chacun pouvait voir et  être vu, se rencontrer, explorer, découvrir et surtout se divertir dans un parc urbain. New York, ne serait sans doute la ville que tout le monde connaît sans la présence de cet immense espace vert en plein cœur de Manhattan car avec ses 341 hectares d’extension, le « Central Park » est en effet le poumon vert de cette grande métropole hérissée de gratte ciel et au trafic automobile souvent congestionné.  Aujourd’hui ce grand rectangle de verdure de 4 kilomètres de long  sur 800 mètres de large est devenu le lieu de promenade  préféré des habitants de cette ville à béton puisqu’ils y vont pour y pratiquer le sport, faire des balades à bicyclettes ou en roller tout en se promenant le long des nombreuses allées longeant des plans d’eau qui servent de réservoir et que le plus grand a une superficie de 43 hectares.

 

 

Parce que se sont chaque année plus de 25 millions de visiteurs qui fréquente ce« Central Park », que sa réalisation qui s’est terminée en 1873, après dix neuf années de travaux, est considérée  aujourd’hui comme une grande réussite pour la ville de New York ainsi que pour les architectes paysagistes américains Frederick Law Olmsted et Calvert Vaux,  malgré que c’est bien les new-yorkais  qui ont souhaité que leur ville possède un parc urbain à l’image de ce qui existait déjà à l’époque en Europe comme le bois de Boulogne à Paris et « Hyde Park » à Londres. Les autorités de la ville de New York en répondant à la demande de leurs citadins et ont choisissant deux architectes paysagistes américains pour exécuter les plans et les détails du futur aménagement de ce grand parc urbain en plein centre de la ville de New York, ont reussi a donner un environnement idéal à la ville de New York puisque en cette période, les new-yorkais vivaient dans une ville de plus en plus surpeuplée où ils avaient un manque flagrant d’espaces verts comme c’est le cas aujourd’hui pour la majorité des grandes villes des pays en voie de développement. Si « Central Park » a pris du temps pour devenir une réalité malgré le souhait de la population et des plans d’aménagements terminés par les architectes paysagistes et malgré que la ville de New York avait déjà acheté un terrain en friche d’une valeur de 5 millions de Dollars, ce n’est que parce que  en 1853, le terrain était un marécage et que pour les travaux de drainage, il a fallu  dégager de gros rochers à l’aide d’explosifs avant d’y apporter trois millions de mètres cubes de terre pour y planter un demi million d’arbres. Actuellement que le parc a son propre conservatoire et qu’il est restructuré grâce à l’aide de bénévoles afin de faire comprendre aux citadins new-yorkais qu’il fait partie de l’identité de leur ville car on y découvre une faune et une flore remarquables puisque en plus des 250 000 arbres encore existants, on y trouve plus de 200 espèces d’oiseaux, des marmottes, des écureuils, des lapins et même des ratons laveurs dans les plans d’eau. Après la découverte de la passion des parcs urbains chez les européens et les américains, c’était au tour des canadiens de s’orienter vers la voie des parcs urbains afin de trouver la joie de vivre dans des milieux urbains avec des espaces verts,  même si dans cette contrait l’hiver dure au moins six mois par an puisque le Canada est un pays Nordique.

 

C’est suite à l’immigration au Québec de l’architecte paysagiste américain Frederick G.Todd et qui était un élève de l’architecte paysagiste Frederick L.Olmstead, que l’architecture du paysage a vu le jour au Canada. Ce premier architecte paysagiste canadien avait acquis une grande expertise dans les aménagements paysagers des parcs urbains au sein des pays nordiques et cela grâce à sa vision unique de concevoir des espaces urbains tout en évitant de dénaturer les sites existants, ce qui lui a valu d’être aussi l’instigateur du courant environnementaliste que défend aujourd’hui les écologistes à travers le monde après qu’il était le précurseur de l’architecture du paysage en dehors des Etats Unis d’Amérique. Grâce à ses différents travaux d’aménagements de parcs urbains, le Canada a connu une grande évolution dans les aménagements paysagers au point qu’aujourd’hui le statut de l’architecte paysagiste au Canada est l’un des statuts les plus protégés dans le monde puisque à travers le pays, il existe plusieurs associations d’architectes paysagistes à l’instar de celle du Québec qui est la seule association francophone et qui a réussi de réunir au sein de son congrès annuel de 2008, l’ensemble des architectes paysagistes du Canada afin de discuter sur les concepts d’aménagements des parcs urbains ainsi que des aménagements paysagers au sein des milieux urbains, dans le but de revoir et de trouver de nouvelles réflexions ainsi que d’idées d’aménagements pour constituer des options spécifiques pour mettre en valeur les saisons ainsi que le patrimoine dans l’amélioration du cadre de vie des citoyens, afin que l’hiver ne soit plus une saison morte mais aussi une saison de plaisir et d’attraits au sein des milieux urbains puisque par les valeurs de son métier l’architecte paysagiste doit savoir se réapproprier les différentes saisons et tout leurs potentiels pour aménager des paysages urbains qui durent dans le temps et dans l’espace.

 

 

Parce que les parcs urbains sont devenus des lieux de loisirs publics car on y offre de plus en plus de services à la population comme des pistes de course, des kiosque à musique, des zoo, des lacs pour les promenades en bateau, des jardins de fleurs et des sentiers bordés d'arbres que en 1996 en Tunisie, suite à une étude spécialisée,  il a été constaté qu'environ 140 forêts urbaines et périurbaines étaient menacées par l'invasion des constructions anarchiques d'une part et par la dégradation de leurs écosystèmes d'autre part. Comme une grande partie de ces forêts est devenue des dépotoirs sauvages des déchets ménagés et industriels, une décision des hautes autorités a été prise dans le cadre du "Programme National des Parcs Urbains" pour la création de 100 parcs urbains avec comme objectif de valoriser  par ce programme l'éducation et la sensibilisation du public pour le respect de la nature puisque maintenant on n'a plus à justifier les parcs urbains comme outils de réforme sociale ou comme « poumons de la ville » du moment qu’ils font tout naturellement partie du paysage urbain à travers les grandes métropoles du monde. Imaginez en Algérie,  un grand parc urbain de 260 hectares, aux portes de la capitale, où il y aura des infrastructures sportives ludiques et culturelles, qui apportera ainsi aux citadins algérois une bouffé d’oxygène et des moments de détente au sein d’une verdure abondante loin du vacarme et de la pollution de la ville, en plus d’autres projets de parcs urbains en cours de programmation aux alentours de la capitale comme ceux qui seront aménagés au sein de la ville de Souidania, des nouvelles villes de Sidi Abdellah et de Bouinan ainsi que de celui qui viendra remplacer la décharge publique de Oued Smar avec sa superficie de 32 hectares d’espaces verts afin d’annihiler à jamais une source de pollution de l’air qui a rendu la vie quotidienne des citoyens de l’entrée Est de la capitale insupportable, par de la désagréable odeur d’ordures brûlées en permanence malgré que ce site est situé en face du flambons neuf aéroport d’Alger.  Ce grand parc urbain, qui est pour les citadins algérois comme un rêve qui tarde à venir malgré que sur le principe son site est déjà choisi car plus de 260 hectares  lui sont réservés pour être réalisé à la sortie Ouest de la capitale, devait normalement  être un véritable espace de verdure qui viendra rompre la monotonie et la grisaille du béton de plus en plus envahissant autour de la capitale.

 

Dans le domaine des espaces verts et des parcs urbains, les villes algériennes ont hérité de la période coloniale un important patrimoine de petits parcs urbains ainsi que d’espaces verts de proximité mais ce qui reste comme modèle d’un grand parc urbain et un trésor pour les spécialistes des espaces verts et de la botanique, c’est bien le grand Jardin d’Essai d’Alger qui est un joyau de la diversité botanique et un lieu de détente et de repos car même le réalisateur du premier film de Tarzan l’avait choisi pour y tourner quelques séquences de son film, tellement que ce parc urbain avec sa diversité botanique ressemblait à une vraie jungle tropicale située en plein centre ville de la capitale algérienne. Après 1962 et jusqu’au années 80, les différents gouvernements successifs de l’Algérie indépendante ont continué à gérer les espaces verts hérités du temps des colons, avec autant d’importance que les autres domaines de la ville puisqu’ il y avait encore une bonne gestion des milieux urbains et le jardinier ainsi que le paysagiste faisaient toujours partie des fonctions prioritaires des collectivités locales au point que les espaces verts étaient considérés comme une entité importante pour le milieu urbain.

 

Durant cette période, comme les hautes autorités avaient constaté qu’au sein des grandes villes algériennes manquait d’espaces naturels de détente et de récréation pour les loisirs des citadins, avaient ordonné  la création de nouvelles aménagements de parcs urbains de récréation et de détente dans plusieurs grandes villes, comme celui du parc zoologique de  Ben Aknoune à Alger qui s’étale sur plusieurs centaines d’hectares, du parc de la nouvelle ville à Oran ou du parc du grand lac à Sétif et cela même dans une continuité pour les petites villes, où des jardins publics ont été aménagés. L’Algérie indépendante qui avait réussi à réaliser une multitudes d’espaces verts et de parcs urbains grâce au savoir-faire de ses entrepreneurs et de l’apport des compétences étrangères en matière d’architecture du paysage, c’est vu régressée dans ce domaine depuis la moitié des années quatre-vingt, après que les espaces verts avaient bien réussi à s’imposer pour devenir primordiale au sein de chacune des agglomérations urbaine durant les vingt première années de l’indépendance. Aujourd’hui le constat à travers les différents milieux urbains algériens, nous confirme qu’aucun parc urbain digne de son non, à l’exception du jardin central de Ain Témouchent qui est toujours fermé au public, n’a été réalisé dans les 1541 communes des 48 wilayas que compte le pays et cela malgré que des milliards de dinars ont été bien dépensés dans la réalisation de jardins disparates comme si les autorités locales voulait dire qu’ils donnaient toujours de l’importance aux aménagements des espaces verts dans une logique de réfléchir à leurs propres économie avant de voir l’intérêt de leurs citoyens et la promotion de l’architecture du paysage en Algérie.

 

Au cours de ces années maigres des espaces verts, la notion des parcs urbains a été totalement oubliée au sein des milieux urbains algériens, puisque même les espaces verts hérités du temps des colons et qui faisait la fierté des villes algériennes, ont été totalement abandonnés par les autorités locales et laissés aux caprices du temps pour devenir des espaces de débauches et des décharges publiques quant il n’étaient pas remplacés par des constructions privatives. Maintenant, s’il y a un semblant de retour à la nécessité d’aménager des espaces verts au sein des milieux urbains algériens, ce n’est que parce que pour la première fois dans l’histoire du pays, une loi des espaces verts a été adoptée par son parlement en 2007. Avec ses 42 articles qui catégorise les espaces verts, identifie les obligations de leur classement et les autorités de gestion, comme ils fixe les descriptions de préservation, cette nouvelle loi, prend également en charge la gestion et le développement des espaces verts et institue des normes et des coefficients d’espaces verts par villes, par ensembles urbains et même pour les habitations particulières. Parce que les normes internationales situent la part moyenne de chaque citoyen à 10 m2 d’espaces verts au sein des milieux urbains et que le citoyen algérien n’a droit qu’à 1m² dans les milieux urbains de son pays, que les responsables de la Banque Mondiale ont pris l’initiative d’exiger le savoir-faire d’un architecte paysagiste algérien diplômé d’une école d’architecture du paysage, pour être intégré dans le projet de la construction de la nouvelle ville de Ain Témouchent afin de réussir à y intégrer les espaces verts dans son environnement selon le concept moderne de l’architecture du paysage.  La réussite de l’aspect environnementale de cette nouvelle ville a permis certes aux autorités  locales d’obtenir des félicitations de la part de la Banque Mondiale et de permettre à l’architecte paysagiste d’avoir une place honorable parmi l’ensemble des 1300 participants du concours international de l’ONU Habitat en 2006, puisqu’il a été honoré d’une mention de « Good Practice » pour le travail effectué afin de réaliser le  jardin central d’un hectare au sein de cette nouvelle ville, mais pour l’avenir de l’architecture du paysage son parcours est resté lettre morte en Algérie puisque aucune autre initiative ne montre l’évolution de ce métier dans le pays, si ce n’est quelques sites sur Internet et des thèses de magistère d’architectes malgré l’absence d’un cursus universitaire spécialisé.

 

L’aménagement du grand parc urbain des grands vents, qu’on appel aujourd’hui « Dounya Parc » et qui normalement devait être une réplique de « Central park ». a germé durant la période du gouvernorat du grand Alger, comme un projet inclus dans le cadre de l’instauration de la ceinture verte autour de la capitale algérienne et qui sera aménagé comme un grand parc urbain de récréation à l’ouest de la capitale. Après qu’une première étude d’aménagement qui a été confié à un paysagiste Français. Une autre étude a été confiée aux élèves de l’université Italienne de Tuscia, puisque l’Italie avait accepté de fournir 1122 arbres adultes, 750 palmiers ainsi que 18 600 différents plants et arbustes de type méditerranéenne. Pour la réussite de ce parc urbain unique en Algérie, un milliard de dollars a été déjà engagé par l’Etat pour sa réussite dans les délais jamais identifiés et un conseil d’administration a été nommé  par décret le 19 Octobre 2006 tout en installant son agence de promotion afin de réaliser ce grand parc urbain de la capitale algérienne sur 260 hectares, où il devrait y avoir une foret de recréation, des terrains de sports, une ferme éolienne et solaire, une maison de l’environnement et du développement durable, un parcours sportif de santé, une cité des sciences, un terrain de golf, des lacs, des terrains de jeux pour enfants, un centre équestre et des jardins du monde. 

 

Les algérois qui attendent avec espoir depuis plus de dix ans ce grand parc urbain, depuis que la première idée avait germé chez l’ancien gouverneur de la capitale, peuvent enfin espérer son achèvement dans un délais court puisque même les problèmes des terrains ont étaient réglés suite à la promulgation du décret exécutif du 4 juillet 2006 portant déclaration d’utilité publique, si ce n’est la présentation au premier ministre algérien d’une nouvelle maquette d’aménagement du « Parc Dounya » par les représentant de la société d’investissement Emirates International Investment Company (EIIC) basée à Abou Dhabi aux Emirats Arabes Unis, lors des assises de la première exposition du tourisme d’Alger et que le lancement de ce nouveau projet du « Parc Dounya » a été confirmé à Alger en avril 2008, afin qu’il soit le plus grand parc urbain du monde, puisqu’il s’étendra sur 500 hectares et sera soutenu par un investissement d’un coût de 5,5 milliards de dollars déjà engagé.  Maintenant que le parc urbain de la capitale algérienne est sous les mains de ceux qui ont hérité de la volonté de l’émir Cheikh Zayed Ben Sultan Al-Nahyane, qui avait souhaité de faire de son pays un coin de paradis sur terre malgré les conditions climatique désertique, tout en commençant par planter 150 millions d’arbre dans le désert et qu’aujourd’hui son vœux a même réussi au Cheikh Mohammad Ben Rached Al-Maktoum, puisque sa ville de Dubaï est en train de devenir la ville la plus verte du désert car en plus des dizaines de jardins et parcs urbains qui sont déjà en cours de réalisation ou déjà réalisés, la ville de Dubaï  possède une foret urbaine qui s’étale sur 400 hectares puisque les Emiraties ont la fierté d’être des gens qui sont capable même de fleurir le désert, au point que les Emirats Arabes Unis sont sur le point de devenir le sanctuaire des architectes paysagistes car plusieurs milliards de Dollars seront investis pour la réalisation de milliers d’hectares d’espaces verts d’ici 2010. Le « Parc Dounya » de la capitale algérienne sera t’il vraiment  conçu dans un esprit de préservation de la nature du site et viendra pour participer au développement urbain des zones environnantes,  avec une multitude d'aménagements tels qu'une ceinture verte encerclant l'ensemble du parc, des chemins boisés, des points de vue spectaculaires, des vergers, des coupe-vent, des abris naturels, et de splendides jardins botaniques ;  ou deviendra t’il vraiment le deuxième Club des Pins réservé seulement à une certaine classe de la nomenclature algérienne , comme sont en train de prétendre certains des anciens propriétaires des terrains du parc, puisque selon le nouveau projet d’aménagement, il est déjà programmé qu’il y aura des aménagements tels qu'un hôpital, une école internationale, des hôtels, des aires de loisirs et des services de haut standing, des palaces, des tours de commerces et des villas luxueuses avec un grand terrain de golf de 18 trous ?

 

Afin que le paradoxe de la démocratisation des parcs urbains et l’ironie de l’histoire ne soit pas une réalité pour les parcs urbains en Algérie, il faut que le doute sur les aboutissements de ce nouveau grand parc urbain de notre capitale, ne soit pas un nouveau échec dans l’histoire des parcs urbains en Algérie à l’instar du projet des parcs urbains des 8 Daïras de la wilaya de Ain Témouchent, qui malgré la somme de 22 milliards de centimes mise en disponibilité par l’Etat, ils sont restés toujours au stade de réflexion, ainsi que de celui du parc urbain de la ville de Djelfa ou Laghouat, parmi d’autres, qui malgré les milliards de dinars, sont loin d’être considérés même comme des espaces verts publics.

 

Afin de rendre à César ce qui appartient à César, il faut que la nouvelle loi des espaces verts soit complétée par des décrets de façon à ce que les parcs urbains puissent enfin devenir une réalité au sein des milieux urbains algériens et que les responsables concernés puissent faire en sorte que les citadins se rapprochent de la nature, tout en  investissant davantage dans leur environnement urbain immédiat avec le respect des parcs et des espaces libres en milieu urbain car les parcs urbains améliorent la qualité de l'air, créent un habitat pour la faune et la flore, réduisent les eaux de ruissellement des orages et rafraîchissent la température des îlots de chaleur dans les milieux urbains.

publié par Meziane Abdellah dans: agir-pour-laville
Mardi 05 Août 2008

Lors de la célébration de la journée Arabe de l’architecture en 2006, une émission de la télévision algérienne a fait l’éloge de la réussite du programme d’amélioration du cadre de vie des citadins lors de reconstruction d’urgence de la zone sinistrée de Ain Témouchent.

 

Car il y’a eu lieu de construire 3400 habitations sociales, des écoles, des bâtiments publics et un hôpital, que pour la réalisation des aménagements paysagers avec leurs espaces verts urbains, la Banque Mondiale avait exigé de faire intégrer au sein de l’équipe de la maîtrise d’œuvre, un architecte paysagiste algérien afin que la nouvelle ville « Akid Othmane » de Ain Temouchent soit une réussite exemplaire pour l’amélioration du cadre de vie des citoyens au sein des milieux urbains algériens. Parce que l’aspect des aménagements paysagers de cette nouvelle ville ont obtenu des félicitations de la part des hautes autorités de l’Etat ainsi que de la Banque Mondiale, que suite à cette expérience exceptionnelle, en 2005 un projet pilote de huit parcs récréatifs était à l’étude pour en doter chacun des chefs-lieux de daïras de la wilaya de Ain Témouchent dans un but d’en ouvrir la voie vers la généralisation de ce nouveau concept paysager à tous les chefs-lieux des communes de la wilaya et même pour l’ensemble des communes du pays par la suite comme le souhaitait le présent wali.

 

 

Cette première action, qui a eu le privilège d’être inscrite dans le cadre de la relance économique du programme présidentiel, a été même débattue au siège de la wilaya de Ain Témouchent sur la base d’une étude préliminaire réalisée par un bureau spécialisé dans la réalisation des centres d’enfouissements des déchets urbains (CET) et qui s’est avéré être à son premier coup d’essai dans le domaine des aménagements paysagers car de multiples remarques lui ont été suggérées de prendre en considération par le premier responsable de la wilaya, qui avait déjà acquis une bonne expérience en travaillant avec l’architecte paysagiste diplômé de Versailles que la Banque Mondiale avait exigé pour la réalisation de la nouvelle ville « Akid Othmane ». Cette opération, qui est avant tout engagée afin de rattraper le retard accusé en matière d’amélioration du cadre de vie des citoyens, a comme principal objectif non seulement de réaliser des lieux de convivialité pour les citoyens mais surtout d’en assurer leurs pérennités puisque l’expérience algérienne nous  enseigne que dans ce type de projet, aussitôt édifié, les espaces verts sont livrés à l’abandon par faute de moyens de gestion et de ressources humains pour leurs entretiens.  Afin de faire une expérience nouvelle en Algérie, avec ses projets, il a été prévu d’intégrer au sein même de chacun de ces différents espaces verts des pépinières avec des serres, de façon à leur assurer leurs autofinancements et leurs autosuffisances en matière végétale et de main d’œuvre, puisque les futurs jardiniers paysagistes qui y travailleront seront formés au cours même de la réalisation de ces différents parcs urbains, grâce à une formation spécialisée en aménagement et entretien des espaces verts, que devrait programmer à leur intention le secteur de la formation professionnelle de la wilaya.

 

 

Malgré que l’Etat algérien avait débloqué un montant de 200 Millions de Dinars pour la concrétisation de ce projet unique en Algérie, comme l’étude présentée par ce bureau d’études a été critiquée et que l’architecte paysagiste de Versailles, après avoir donné tout les honneurs en matière d’aménagements paysagers à la wilaya de Ain Témouchent, avait rebroussé chemin vers les bases de son parcours professionnel,  puisque même le présent  chef de l’exécutif de la wilaya est parti vers une autre wilaya pour réaliser avant la fin de 2008 la réhabilitation de son chef lieu tout en la transformant en une ville qui n’aura rien à envier aux villes modèles d’Europe, alors aujourd’hui, ce projet pilote n’arrive toujours pas à se concrétiser puisqu’il est toujours en instance au stade d’une idée à 200 Millions de Dinars, au sein de la direction d’administration local de wilaya et cela malgré que l’Algérie s’est dotée de lois dans le domaine d’orientation de la ville ainsi que dans la gestion des espaces verts et que depuis 2007, l’Etat ne ménage plus aucun effort pour débloquer chaque année plus de 100 milliards de Dinars afin de rehausser l’image des villes et villages algériens et de créer une vision paysagère nouvelle au sein des milieux urbains pour un avenir proche. 

 

 

Parce que dans la pratique des réalisations chaque nouvelle théorie doit être testée afin qu’il en reste sur le terrain de la maîtrise que les bonnes solutions qui ont su donner leurs preuves d’application, que la réussite de la théorie du concept paysager à Ain Témouchent devrait devenir la base pratique des managements paysagers au sein des milieux urbains afin qu’en Algérie, la politique d’amélioration urbaine soit une réussite tout en organisant les domaines d’intervention de l’amélioration urbaine dans un management de matrice au lieu de continuer dans les pratiques actuelles par fonction, puisque aujourd’hui ce type de management est devenu  la clé primordiale pour concrétiser les objectifs de la politique d’amélioration du cadre de vie des citoyens au sein des milieux urbains. Si l’Etat algérien dispose actuellement de toutes les volontés et les moyens financiers pour réussir son programme d’amélioration urbaine, sans une organisation de management de la base dans les rangs de la maîtrise d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre des projets d’amélioration urbaine, les objectifs de cette politique sectorielle ne peuvent qu’être décevant et n’atteindront  jamais leurs objectifs dans l’efficacité car sans des institutions spécialisées et compétentes, aucun organisme sous qualifié ou qui s’estime surqualifié ne peut rendre à « la ville » ce qui appartient à « la ville », parce que pour cela il est devenu primordiale et nécessaire de faire promouvoir au sein de ces institution locales, les bases de l’architecture du paysage tout en créant une culture et des pratiques de management à haut niveau afin d’atteindre la perfection dans le domaine des aménagements paysagers et de l’amélioration du cadre de vie des citoyens.

 

Parce que le paysage végétal est une composante majeure de l’ambiance, de la qualité et de l’identité d’un lieu que la gestion des espaces verts en milieu urbain s’inscrit de plus en plus dans une politique globale de développement durable et prend en compte le respect des ressources naturelles et le souci de l’enrichissement de l’agglomération car les espaces naturels contribuent largement au renforcement de la participation des habitants mais aussi à l’amélioration du contexte social puisqu’un milieu urbain plus nature est compatible avec les exigences esthétiques, économiques et écologiques ; de plus que la qualité de vie est meilleure dans les espaces urbanisés dotés de parcs et d’espaces verts. Comme chaque décision d'aménagement entraîne une mise en valeur d'un paysage initial «  Paysage-jardin, paysage-urbain, grand paysage… » où chacun est le fruit de l'association complexe et subtile de multiples éléments, que l'architecte paysagiste intervient en metteur en scène de l'espace pour orchestrer leur homogénéité car du stade de la conception à la réalisation des travaux, il est présent tel un médiateur entre l'Homme et la Nature afin d’établir entre eux un échange et des équilibres vitaux. Qu'il s'agisse de créer, de réhabiliter ou de promouvoir un paysage urbain, l'architecte paysagiste apporte les solutions qui renforceront la spécificité de chaque site du milieu urbain car son rôle est de composer un paysage moderne en intégrant le bâti et le végétal et en organisant entre eux dialogue et complémentarité, comme sa responsabilité est de préparer l'évolution d'un milieu vivant et d'y inscrire une nouveauté dans l'harmonie, tout en s'adaptant à l'ensemble des facteurs qui régissent le lieu parce que sa création, dans sa finalité tient compte de la mémoire du paysage et la préserve.

 

 

Afin que l’Algérie indépendante puisse réussir l’amélioration du cadre de vie de ses citoyens tout en intégrant le domaine de l’architecture du paysage comme une spécificité dans son management urbain, il est primordial de commencer par  définir ce qu’est vraiment le paysage dans la politique d’amélioration urbaine actuelle, car si  le paysage est beaucoup plus que les caractéristiques visibles d’un territoire et que  la définition du paysage doit être élargie afin d’englober l’interaction entre l’activité humaine et l’environnement, des éléments biophysiques, socioculturels, visuels et économiques s’inscrivent ainsi dans la notion du paysage car si le paysage désigne ainsi le résultat des interactions entre les populations, leurs activités quotidiennes  et les lieux qui les accueillent, alors  avec les progrès de l’écologie et de la géographie historique, le mot du paysage a évolué vers la notion riche de l’ensemble de la dynamique des relations entre les êtres vivants occupant un espace donné, parce que aujourd’hui le paysage  désigne une partie de territoire telle que perçue par les populations et dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels ou humains et de leurs interrelations.

 

Selon Gérard François Dumont, l’aménagement est l’organisation globale et concertée de l’espace, destinée à satisfaire les besoins des populations en réalisant des équipements adaptés et en valorisant les ressources naturelles et le patrimoine historique puisque la notion d’aménagements paysagers en milieux urbains, instaure un dialogue entre les autorités centrales et locales, tout en intégrant la société civile. Jusqu’au début de la pensé de la gestion de l’enfermement idéologique, l’Algérie avait su perpétué la tradition de faire du milieu urbain un paysage adéquat avec son environnement mais au vu des transformations que subissent nos milieux urbains aujourd’hui et malgré tout le savoir-faire acquis, durant les années quatre-vingt, par la présence de certains spécialistes étrangers en Algérie. En ce début du XXI ème siècle, le doute n’est plus permis car le paysage de nos milieux urbains se dégrade à une vitesse incontrôlable puisque la verdure urbaine disparaît à vue d’œil, laissant le champs libre à des architectes destructeurs élaborant des plans d’aménagements urbains déments et disparates, dés lors que les normes de l’urbanisme, des espaces verts et des aménagements paysagers, n’ont plus personne pour les faire respecter malgré l’adoption de la loi d’orientation des milieux urbains ainsi que celle de la gestion des espaces verts.

 

Si aujourd’hui, en matière d’aménagement paysager et de création des espaces verts au sein de nos milieux urbains, nos collectivités locales n’arrivent plus à renouer avec la tradition et de rattraper le  retard accumulé aux cours des deux dernières décennies, ce n’est que parce que nos responsables locaux en matière d’amélioration urbaine sont loin de savoir intégrer les pratiques modernes du management paysager au sein de leurs projets d’aménagement pour la réussite de la politique d’amélioration urbaine locale. Introduire plus efficacement le management urbain au sein des projets d’amélioration urbaine ne peut venir que suite à une volonté des hautes autorités de l’Etat de mettre en place un plan d’urgence pour le management des milieux urbains,  à l’instar de celui que notre pays a pu déjà mettre en œuvre pour faire avancer les infrastructures du pays parce que savoir mettre en place les jalons d’un bon plan de management au sein des collectivités locales, permettra de faire évoluer vers le bon sens les pratiques du management urbain et cela grâce à une formation spécifique qui  donnera aux autorités locales la capacité de mesurer les performances de chacun des responsables d’amélioration urbaine,  ainsi que de maîtriser la qualité et l’efficacité de chaque projet d’aménagement paysager à réaliser ou réalisé, en collaboration avec une maîtrise d’œuvre spécialisée en aménagement urbain.

 

L’Algérie qui saura mettre ce plan d’urgence, permettra à nos milieux urbains de se moderniser au même rythme que les autres infrastructures et d’atteindre la perfection afin que nos milieux urbains puissent enfin devenir des agglomérations modernes au sein de la civilisation urbaine car avec la modernisation de notre système de formation pour les cadres des collectivités locales et la création de cursus spécialisés pour la formation des architectes paysagistes, la diffusion du management paysager deviendra une réalité pour l’ensemble des communes de notre pays car en ce moment là il y aura vraiment de vrais spécialistes en matière d’aménagement urbain en Algérie pour la gouvernance des projets d’amélioration urbaine et des aménagements paysagers au niveau national et même pour répondre à la concurrence internationale, parce que  ces formations sauront  amener les responsables d’aménagement au sein des milieux urbain à atteindre des compétences et des savoir-faire accrus en aménagement des projets urbains puisqu’elles cherchent, au-delà d'une connaissance du milieu et de l'appropriation des techniques du secteur de l'aménagement paysager, à donner pour ces acteurs de la politique d’amélioration urbaine, une réelle qualification en matière de capacité d'autonomie, de conduite et de gestion de projets urbains ainsi que de la gestion des ressources humaines dans les collectivités locales. L’introduction  du management paysager au sein du processus actuel de la politique d’amélioration urbaine permettra au secteur public de travailler en adéquation avec le secteur privé, tout en s’orientant vers un même but, qui est de donner aux milieux urbains algériens les résultats recherchés car les qualités d’un bon management au sein d’une collectivité locale est avant tout de travailler avec une bonne coordination entre tout les secteur au sein de toutes les étapes d’un projet urbain et de s’avoir atteindre les objectifs tracés, tout en mesurant les phases importantes pour la réussite du paysage urbain.

 

Une bonne entreprise est celle qui a su former ses cadres dans le domaine du management et comme aucune entreprise n’a fait faillite à travers le monde parce qu’elle a fait suffisamment de formations pour le perfectionnement de ses cadres, alors notre pays doit savoir cadrer son projet urbain avec des formations spécialisées dans le cadre de la politique d’amélioration urbaine, tout en sachant faire évoluer le domaine de l’architecture du paysage dans le management urbain afin de faire advenir réellement le future de l’amélioration du paysage urbain dans notre pays. En plus de l’exigence de l’introduction du management paysager dans le processus de la politique d’amélioration urbaine, il est aussi indispensable aujourd’hui d’instaurer un plan d’action paysager pour nos milieux urbains, afin de  déterminer ce qui doit être fait  au niveau de chaque zone urbaine pour réussir sa restauration, sa conservation ou son aménagement urbain car qu’il s’agisse d’une  ville ou d’un village, la charte du paysage en milieu urbain doit être établie pour devenir la version contractuelle entre les élus et les différents opérateurs des aménagements urbains, afin de mobiliser les compétences tels que les architectes, les urbanistes et les architectes paysagistes, sous la houlette des collectivités locales et de l’Etat, garant de l’amélioration de notre paysage urbain, dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire et de l’amélioration urbaine. 

 

 

La charte du paysage urbain, qui est un cadre d’orientation pour la réussite des aménagements paysagers au sein des milieux urbains, intervient comme un outil privilégié car, à la fois, elle propose une démarche d’action et elle formule des principes d’intervention qui sert d’appui aux engagements des intervenants gouvernementaux, municipaux, associatifs et privés,  dont les actions ont des impacts sur le paysage urbain parce que, en s’inspirant des principes de la Charte du paysage, ces acteurs peuvent contribuer au développement durable des milieux urbains, tout en assurant la protection des paysages de nos milieux urbains. La Charte paysagère, constitue un contrat dont les signataires s’engagent à respecter les principes et à adopter des pratiques d’intervention assurant la protection et la mise en valeur du paysage partout au sein de nos milieux urbains puisque les signataires seront les maîtres d’ouvrage, les maîtres d’œuvre, les entreprises de réalisation, les organismes professionnels et associatifs de tous les paliers. Dire qu’en Algérie, les responsables pensent à faire accompagner les  équipements de grandes envergures avec des espaces verts de bonne qualité et adaptés au projet en milieu urbain est devenu presque une chimère, qu’il est aussi primordial de  mettre en place le plan d’action paysager, qui est un projet fédérateur de l’urbanisme, de l’architecture du paysage car il permettra d’apporter quelque cohérence aux paysages urbains algériens désarticulés, constitués par des aménagements non maîtrisés durant plus de 45 ans d’indépendance.

 

La Charte du paysage urbain qui doit être arbitrée pour qu’elle soit compatible avec d’autres plans d’action d’amélioration urbaine viendra, par ses décisions et sa législation,  donner au milieu urbain son harmonie, tout en lui permettant de s’adapter à toutes formes de projets parce que c’est on associant les aménagements paysagers à l’architecte paysagiste, que l’on trouve les clés de la compréhension de l’amélioration du cadre de vie des citoyens en milieu urbain car pour réussir l’urbanisme végétal d’un milieu urbain, il n’existe pas en la matière de solutions définitives mais une compréhension qui permettra de concevoir et d’apprécier le projet végétal de façon plus éclairée puisqu’il s’agit essentiellement d’attitudes de bon sens et de sagesse de l’architecte paysagiste qui s’attache à recevoir un patrimoine et le transmettre, tout en l’améliorant de façon à ce qu’il bénéficie aux citoyens d’aujourd’hui et de demain. L’objectif de l’instauration de la Charte du paysage urbain pour nos milieux urbains, est aussi de faire reconnaître l’identité et la place de « l’architecte paysagiste » dans le processus des aménagements en milieux urbains en Algérie, tout en clarifiant sa fonction et sa place dans la politique d’amélioration urbaine auprès de la maîtrise d’ouvrage et en ouvrant un dialogue avec d’autres disciplines qui interviennent dans l’édification de notre paysage urbain. Il serait nécessaire que cette Charte du paysage urbain, ne se fasse pas uniquement sous l’égide d’une seule haute autorité, mais qu’elle soit une collaboration entre les différents organismes concernés  par la politique d’amélioration du cadre de vie de nos citoyens au sein de nos milieux urbains, puisque même si la plupart des collectivités locales auront la volonté stratégique de se donner une image capable de fédérer dans  les bases du développement durable de l’amélioration urbaine en Algérie, pour favoriser cet objectif primordial de l’Etat algérien, les hautes autorités doivent mettre réellement à la disposition de chaque responsable de wilaya, en plus des moyens financiers, les outils nécessaires pour la réussite d’un management paysager adéquat afin que chaque autorité locale puisse savoir contrôler avec compétence le résultat et la qualité de chaque projet urbain au sein de sa commune et de garantir la réussite du projet urbain, qui sera visible par l’ensemble de ses citoyens comme prévu dans la charte du paysage urbain.

 

Cette charte qui sera le nouveau code de l’urbanisation végétale et des aménagements paysagers au sein de nos milieux urbains, garantira de meilleurs résultats dans les managements des projets d’amélioration du cadre de vie des citadins et du paysage urbain car sans une initiative de cette grandeur dans le domaine des projets urbains et sans que les moyens nécessaires ne soient donnés à chacune de nos collectivités locales, l’Algérie ne pourra que s’attendre à ce que les problèmes actuels au sein de nos milieux urbains, ne feront qu’accentuer au point qu’en 2025,  ses milieux urbains ne seront jamais disposés à donner un meilleur cadre de vie aux 80% des 42 millions d’habitants, qui deviendront  citadins et que le doute subsistera sur la réussite du programme de développement durable du tourisme et de l’aménagement du territoire en Algérie, tout en enterrant à jamais la chance de voir revivre le renouveau de l’architecture du paysage et le retour du métier de l’ambulancier de l’urbanisme moderne, pour s’installer à jamais comme « architecte paysagiste » dans le processus de l’amélioration urbaine et des projets d’aménagements paysagers, loin de la notion actuelle du jardinier « tout court » et des « jardins disparates », sans oublier que tout un combat plein de débats et d’initiatives deviendra caduc par ingratitude et cela malgré que « dans ces temps de la tremperie universelle, dire la vérité devient un acte  révolutionnaire » (1) et afin de « Transformer la société, c’est savoir la bousculer par tout les moyens nécessaires » (2), ce long combat où « les souffrance ont donné vie aux plus grands âmes des personnages les plus imminents portant des cicatrices » (3) alors « bien que le monde soit plein de souffrance, il est aussi plein de victoire» (4) car L’Algérie saura gagner le pari de donner un meilleur cadre de vie à ses citoyens et de réussir sa politique d’amélioration urbaine, tout en sachant remettre à sa juste valeur « l’architecte paysagiste » pour venir guider les objectifs du management paysager, qui viendront donner aux milieux urbains le cadre idéale aux citadins de demain.

 

Sources des citations :

 

 

(1)      : George Orwell,

 

 

(2)      : Malcolm X,

 

 

(3)      : Khalil Djibrane,

      (4)    :  Hélène Keller.

publié par Meziane Abdellah dans: agir-pour-laville

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus